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Les petit blancs des hauts ou "Yab".
Dépossédés de leur terre, ruinés, les petits propriétaires de Bourbon vont former au XVIIIe siècle une nouvelle classe sociale, celle des «pauvres Blancs». Le sort de ces «Petits Blancs», ainsi les appelle-t-on à partir de 1838, est le principal sujet de préoccupation des administrateurs dans la première moitié du XIXe siècle. Bon nombre de solutions seront envisagées, sans grand résultat. Beaucoup de ces Blancs préféreront se retirer dans les montagnes et vivre plus ou moins comme bon leur semble.
Depuis le peuplement de Bourbon il n´a pas été facile de classer les habitants dans des catégories bien précises. Qui est Blanc, qui ne l´est pas? Se fonder uniquement sur la couleur de peau paraît bien insuffisant. En effet beaucoup de familles «blanches» de la colonie ont leur sang «mélangé». En fait au départ le Blanc est le libre et le propriétaire, le Noir est l´esclave et le pauvre. Mais la mutation de la société va rapidement prendre en défaut cette définition au demeurant réductrice. Les nombreux métissages puis les affranchissements créent une classe intermédiaires : les libres de couleur. Par ailleurs à la fin du XVIIIe siècle, la définition du Blanc propriétaire et du Noir esclave et pauvre semble de plus en plus dépassée. De nombreux Blancs, à cette époque ne possèdent rien alors que beaucoup de Noirs accèdent à la propriété. Qui l´aurait cru! L´image de la classe dominante s´en trouve ternie. De plus, se retrouvant sans travail les «Petits Blancs», pour survivre, se livrent au pillage des ressources naturelles et quelque-fois au vol sur les propriétés. Bientôt le problème majeur sera de redonner à cette catégorie très défavorisée les moyens de sa subsistance et de sa dignité.
Les "Zoreils".
Certains métropolitains sont installés dans l´île depuis fort longtemps et sont devenus au fil des ans aussi Réunionnais que les natifs du département. D´autres, en revanche, fonctionnaires pour la plupart, ne sont que de passage. Par ailleurs cette immigration métropolitaine aura eu des conséquences sociales et humaines non négligeables sur une population dont la mentalité est loin d´être tout à fait occidentale. La population réunionnaise est donc une véritable mosaïque de couleurs. On ne pouvait donc choisir meilleur patronyme pour cette île de l´océan Indien où se côtoient différentes ethnies. Bien sûr, cela ne va pas sans mal. Mais si on ne peut pas dire que le racisme existe à la Réunion comme il le peut ailleurs, il est présent sous forme latente et peut exploser sous formes de rixes ou de querelles familiales.