Le dodo Runionnais | Le dodo de Rodrigues
Le Dronte ou Dodo de l'île Maurice, une différence importante, avec le Dodo ou Solitaire de l'île de la Réunion, les différents récits précisent que son goût et sa chair est un aliment mauvais et répugnant. Les premiers notions sur le Dronte se trouve dans le récit du voyage du Hollandais Van Necq qui, en 1598, visita l'île. On trouve encore des renseignements sur les Dodos dans les récits de plusieurs voyageurs hollandais, Cornélius Matelief 1606 ; Van der Hagen 1607 ; Sir Thomas Herbert 1627.
Il y a des témoignages de naturalistes qui parlent de l'oiseau mais le plus certain se sont des restes bien reconnaissables, et dont l'origine était connue. En 1676 et 1688 deux éditions de l'ouvrage de Willughby, dans lequel se trouve une description et une figure du dodo, prises du livre de Bontius, ajoute en note qu'il a vu cet oiseau empaillé dans le cabinet de Tradescant. De ce cabinet, l'oiseau passa dans le Musée Ashmoléen d'Oxford, et il est porté sur le catalogue comme y existant en 1700.
Il y resta jusqu'en 1755, où les inspecteurs Le solitaire de Rodrigues
le trouvant en trop mauvais état, le firent jeter, et l'on n'en conserva que le bec et une patte. Une autre patte, provenant des collections de la société royale, se trouve aujourd'hui dans le Muséum britannique. C'était là tout ce qui restait du dronte, lorsqu'en 1830 notre Muséum reçut une collection de débris organiques, trouvés en Ile-de-France sous une couche de laves, et envoyés par M. Desjardins. Dans le nombre, figuraient quelques os d'oiseaux, consistant en un sternum, une tête, un humérus et un cubitus. Toutes ces parties furent reconnues par M. Cuvier, pour appartenir au dronte, et lui prouvèrent que cet oiseau devait être rangé parmi les gallinacées. Un voyage que cet illustre naturaliste fit peu de temps après à Londres, lui permit d'examiner le pied qui existe au Muséum britannique, et même les parties conservées Dronte de Maurice au Musée Ashmoléen, les directeurs de cet établissement ayant bien voulu les lui envoyer d'Oxford. Le résultat de ce nouvel examen confirma la première détermination, mais montra en même temps qu'il avait dû exister une seconde espèce un peu différente de la première.